Aujourd'hui, comme ça fait longtemps, j'ai bien envie de parler lecture. Je vous présente deux livres d'un écrivain que j'apprécie beaucoup: Joyce Carol Oates. Cette grande dame est une auteure très connue et de nombreuses fois primée. Ses romans se passent souvent dans l'Amérique des années 60 et 70. Ses thèmes de prédilections sont les injustices sociales, les conflits raciaux et surtout les dérives de la société américaine. Ses œuvres font toujours preuve d'une grande sensibilité. Bref, je vous conseille vivement de vous plonger dans ses bouquins si vous ne la connaissez pas encore. Voici deux de mes préférés.
Petite sœur, mon amour ; Joyce Carol Oates, Editions Philippe Rey
• Quatrième de couverture: S'emparant d'un fait-divers, un mystère jamais résolu, qui boulversa l'Amérique -l'assassinat de soir de Noël 1996 de la petite JonBenet Ramsey, six ans et demi, célèbre mini-Miss vedette de concours de beauté-, Joyce Carol Oates reconstruit l'affaire qu'elle n'hésite pas, elle, à dénouer. Une histoire effarante racontée dix ans après par le frère de la victime. La petite fille s'appelle maintenant Bliss, c'est une championne de patinage sur glace, l'enfant adorée de ses parents, la coqueluche d'un pays, la soeur aimée et jalousée par son frère, son ainé de trois ans, Skyler. Skyler qui, depuis le meurtre, a vécu dans un univers de drogues, de psys et d'établissements médicalisés. Âgé aujourd'hui de dix-neuf ans, il fait de son récit une sorte de thérapie. Ses souvenirs sont à la fois vivaces et disloqués. Peu à peu émerge le nom du coupable: est-ce le père -homme d'affaire ambitieux-, la mère -arriviste forcenée-, un étranger cinglé ou bien... le narrateur lui-même? Tous les ingrédients préférés de Joyce Carol Oates sont là: la vanité féminine, la stupidité masculine, la famille dysfonctionnelle, l'angoisse du parvenu, le christianisme de charlatan, les dérives de la psychanalyse, le vampirisme des médias, l’incompétence de la police. Pour produire en fin de compte un chef d'oeuvre hallucinant, un dépeçage au scalpel de l'âme humaine et de l'horreur ordinaire...
• Mon avis: Un roman magnifique entre réalité et fiction. L'histoire est bouleversante d'autant plus que l'on sait qu'elle est basée sur des faits réels.
Nous étions les Mulvaney ; Joyce Carol Oates, Editions Stock
• Quatrième de couverture: À Mont-Ephraim, petite ville des États-Unis située dans l’État de New
York, vit une famille pas comme les autres : les Mulvaney. Judd, le
cadet, Marianne « Bouton » jeune fille belle et modeste, Mike le « mulet
» sportif et fonceur, Patrick le scientifique pragmatique, et leurs
parents, Corinne et Michael, aussi aimants qu’extravagants. Au
milieu des animaux – chevaux, chiens, chats – et du désordre ambiant,
ils cohabitent dans une ferme respirant le bonheur, où les corvées
elles-mêmes sont vécues de manière cocasse, offrant ainsi aux autres
l’image d’une famille parfaite, comme chacun rêverait d’en avoir. Jusqu’à
cette nuit de 1976 où le rêve vire au cauchemar… Une soirée de
Saint-Valentin arrosée. Un cavalier douteux. Des souvenirs flous et
contradictoires. Le regard des autres qui change. La honte et le rejet.
Un drame personnel qui devient un drame familial.
En dressant le portrait de la dissolution d’une famille idéale, Joyce Carol Oates épingle l’hypocrisie d’une société où le paraître règne en maître; où un sourire chaleureux cache souvent un secret malheureux, où il faut se taire, au risque de briser l’éclat du rêve américain.
En dressant le portrait de la dissolution d’une famille idéale, Joyce Carol Oates épingle l’hypocrisie d’une société où le paraître règne en maître; où un sourire chaleureux cache souvent un secret malheureux, où il faut se taire, au risque de briser l’éclat du rêve américain.
• Mon avis: Encore un roman très réussi pour Joyce Carol Oates. Tout comme Petite sœur, mon amour, c'est l'histoire de la désintégration d'une famille. A la fois triste et drôle, c'est un roman très beau et touchant mais qui porte un regard dur sur la société (idem pour le premier). Ne vous effrayez pas de ces deux "pavés", ils en valent vraiment le coup!
- Tuesday, November 06, 2012
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